Soutien aux parents

Préma-Québec offre les services suivants aux parents endeuillés (cliquez pour en savoir plus)

Nous avons aussi regroupé une liste de groupe de soutien au Québec.
Consulter la liste.

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Pochette sur le deuil

Compte tenu de la particularité du processus de deuil, il est important que les parents endeuillés commandent eux-mêmes la pochette. Si vous croyez que quelqu’un en aurait besoin dans votre entourage,
parlez leur de Préma-Québec.

Pour obtenir une pochette sur le deuil

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Lettres aux parents

Pourquoi est-ce si difficile de perdre un bébé?
Les difficultés dans le couple
Perdre un ou plusieurs bébés lors d’une grossesse multiple
Lettres aux grands-parents

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Pour l'entourage : comment soutenir les parents

À FAIRE

  • Reconnaître la valeur de ce bébé perdu pour les parents et leur droit d'avoir de la peine.
  • Exprimer sa sympathie ou dire : «Je suis désolé de ce qui vous arrive».
  • Écouter les parents s'ils désirent parler de leur expérience. Souvenez-vous que si les parents pleurent, ce n'est pas que vous les avez fait pleurer, c'est que vous leur avez permis de pleurer!
  • Ne pas oublier que le père aussi a du chagrin et a besoin de parler de ses sentiments.
  • Posez aux parents des questions sur leur bébé. Même s'il est mort, même s'il avait des anomalies, ce bébé a un poids, une longueur, plus ou moins de cheveux, des ressemblances avec les parents ou avec les autres enfants, etc. Comme les parents d’un bébé vivant, ils peuvent être fiers de parler de lui.
  • Demander à voir les photos, si vous n’avez pas vu le bébé.
  • Les aider dans les tâches de la vie quotidienne comme d’apporter un repas, faire le ménage, le lavage, tondre le gazon, etc., car les parents en deuil n’ont souvent pas d'énergie.
  • Offrir de l’aide concrète comme une invitation à souper ou à garder les enfants.
  • Comprendre que le deuil d’un bébé peut prendre des mois ou même plus d’un an.
  • Souligner la date anniversaire de la naissance ou de la mort du bébé.

À ÉVITER

  • Prendre des décisions pour les parents ou tenter de les influencer « pour leur bien ».
  • Agir comme s’il n’y avait pas eu de grossesse ni de bébé.
  • Changer de sujet si les parents commencent à parler du bébé ou de leur expérience

À éviter de dire :

  • « Vous êtes jeunes, vous en aurez d'autres! » (mais, ils n’auront pas celui-là)
  • « C'est plus grave quand c'est un enfant plus vieux! » (mais, ils ont le cœur brisé et ne peuvent pas avoir plus mal)
  • « Vous avez un beau petit ange au ciel! » (mais, ils vivent l’enfer sur terre)
  • « Au moins vous avez d'autres enfants» (mais, un enfant ne console pas pour celui perdu).
  • Ces phrases, qui partent d'une bonne intention et voudraient consoler, minimisent la peine des parents qui se sentent incompris par ceux qui les disent.

  • « Changez-vous les idées, arrêtez d’y penser et d’en parler » (pour bien vivre leur deuil, les parents ont besoin d’y penser et d’en parler, s’ils le désirent)
  • « C’est le temps de passer à autre chose, de tourner la page » (Quand ils seront prêts, les parents feront d’autres projets).
  • Suggérer aux parents d'avoir un autre bébé le plus vite possible. (Ils doivent vivent le deuil de ce bébé avant de pouvoir s'attacher à un autre bébé qui ne sera jamais le bébé perdu).

Il faut toujours garder à l’esprit que chaque parent est unique. Il a sa personnalité et ses propres expériences de vie et de deuil. Il vivra le deuil de son bébé d’une manière qui lui est personnelle, différente de celle d’un autre parent et aussi différente de la façon dont vous auriez vécu le même deuil.

Source : Suzy Fréchette-Piperni, B.Sc. Infirmière spécialisée en deuil périnatal